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L'arbre à drabbles : Huitième bouture...


Afin de faciliter la lecture et de faire naitre des envies de nouveaux bourgeons, vous trouverez ci-dessous la compilation d'une première histoire issue du défi "l'Arbre à drabble dont vous êtes le jardinier".

Cette entrée sera mise à jour à chaque ajout d'un nouveau drabble par vos GO modos préférées.
Nous vous demandons de continuer à poster vos suites dans le post de départ du défi.

En revanche, vos commentaires, fleurs, bonbons, offrades voire suggestions concernant l'histoire sont plus que bienvenus dans les commentaires de cette entrée.

Si vous avez participé à la rédaction de cette histoire, n'hésitez pas à tracker ce post pour recevoir les commentaires de vos gentils lecteurs !

Ce préambule posé, place à l'histoire !



Défi : L'arbre à drabble dont vous êtes le jardinier
Auteurs (dans l'ordre) : ys_melmoth, taraxacumoff, ys_melmoth, taraxacumoff, arcadiane, ys_melmoth, ally_ashes, tama_abi,
Disclaimer : Les personnages appartiennent à l'heureuse JKR. Les situations et les péripéties appartiennent aux auteurs respectifs
Rating (susceptible d'être modifié selon la tournure des évènements) : G
Personnages : Regulus, un grand chien noir
Longueur : 8 x 100 mots


Ce couloir est d’une longueur absurde –quasi inhumaine, à l’échelle de cette trop vaste école.
Regulus avance sans un bruit, nimbé d’un silencio qui étouffe le claquement froid des chaussures sur la pierre, le bruissement de sa cape aussi noire que l’ombre dans laquelle il se faufile… jusqu’aux battements de son cœur qui semblent résonner follement à ses propres oreilles malgré tous ses efforts de maîtrise.
Ses doigts le conduisent, frôlant le mur, suivant les aspérités de la pierre, comptant les portes de bois sculpté. Il y est presque…
Puis soudain, un bruit de course, juste derrière lui, l’immobilise.
*

Quelqu’un, à cette heure là, veut dire un Professeur qui n’arrive pas à dormir.
Ou pire : son frère et sa bande de hooligans gryffondors.
Etre pris par un enseignant est une chose, être surpris par son frère dans ce qui doit être sa revanche éclatante est impossible. Regulus saisit la poignée et se glisse rapidement hors du couloir. Il colle l’oreille au bois, satisfait d’entendre les pas le dépasser, décroitre, s’en aller.
Un léger bruit plaintif lui fait cependant tourner la tête, et un hoquet de stupéfaction lui échappe, quand il découvre qu’il n’est pas seul dans la pièce…

*

Quelques mètres plus loin, ses yeux brillant d'un éclat presque inquiétant dans la pénombre, un grand chien noir le regarde.
Immobile, ni amical ni hostile, comme dans l'expectative. Comme conscient de l'incongruité de sa présence, dans cette école, ici et à cette heure.

Regulus hésite un instant... secoue la tête : sa vengeance l'attend, il n'a pas de temps à perdre.
Il s'apprête à repartir lorsque la grosse tête noire s'incline, sur un nouveau gémissement. Clairement douloureux.
A bien y regarder, la position du cabot est bizarre, sa patte avant droite formant un angle improbable avec le reste de son corps...

*


Deux yeux gris se lèvent vers lui et Regulus doit appeler toute son éducation Black à la rescousse.
« Non, non, pas la peine d’essayer, j’ai toujours préféré les chats, de toute façon. »
Existe-t-il en ce monde quelque chose de plus suppliant que les yeux d’un chien, ces grands yeux humides, tristes et nostalgiques qui semblent continuellement dire :Regarde-moi, j’ai froid, j’ai faim, mes maitres ne me nourrissent pas, je dors dehors sous la neige et je suis maltraité, aime-moi, donne moi à manger, protège moi… ?
Regulus grogne.
« Très bien, très bien, mais pas les Professeurs. »

*

Regulus réfléchit rapidement. (Quoi qu’en dise son frère, il en est parfaitement capable.)
Il n’est pas en avance. De plus, les soins magiques ne sont pas son rayon (souvenir trouble d’effusions de sang et de nombreux points retirés à Serpentard). Mais son partenaire de crime devrait s’y connaître davantage…

« Mobilicorpus. »

Lorsque Regulus pousse la porte, le silence de la pièce change de nature : de simple absence de son, il devient consternation muette.

« … Regulus.
– Oui ! Pardon pour mon retard…
– Regulus, il y a un chien avec toi. »

Regulus s’humecte les lèvres.

« Il est blessé » dit-il simplement.


*


Un sourcil froidement sarcastique se hausse.

- Oh. Et tu as soudain décidé, dans un accès de grandeur d’âme, de me faire jouer les infirmiers ? Depuis quand t’intéresses-tu aux pauvres cabots sans défense ?

Regulus referme la porte, dépose dans un coin son fardeau qui tire l’équivalent canin d’une drôle de tête.

- Il faut un début à tout.
- Et tu n’aurais pas pu choisir un moment encore moins approprié ?
- On est en train de perdre du temps, justement.

Deux yeux clairs roulent, exaspérés. Se heurtent à un regard inébranlable.
Puis une manchette de dentelle est relevée d’un geste sec, et son propriétaire se penche vers l’animal.

*

Regulus étudie, fasciné, le profil de son compagnon, concentré sur la litanie incompréhensible qu’il marmonne à toute vitesse.

Soudain le murmure s’interrompt. Les yeux bleus regardent fixement l’animal qui ne détourne pas la tête.

- Regulus, va dans le dortoir, j’ai besoin de la fiole marquée « Bezoar ».
- Quoi ? Mais et notre projet ? Nous devions…
- Plus tard. C’est toi qui as voulu que je joue au vétérinaire. File.
Un soupir, des talons qui claquent volontairement fort, et une porte qui se ferme. L'autre n’a pas quitté l’animal des yeux. Et soudain…
- Stupefix ! Eh bien… Il semblerait que les Black cultivent le secret, n’est-ce pas ?
Le regard du chien passe de la surprise à la rage.
- Nous allons passer un marché. Je te soigne, tu te tais. Si tu parles, il se peut que certains apprennent malencontreusement qu’un Animagus traîne sa pelure dans les couloirs de Poudlard. Alors ?


*

L’animal aimerait grogner, mais ses yeux seuls expriment l’ampleur de son irritation. Néanmoins, sans trop tarder, il cligne des yeux pour montrer son assentiment.
Le dortoir des Serpentards n’est pas loin, son frère ne saurait tarder, et lui, il est largement impuissant face à Lucius Malfoy, septième année à Serpentard, Préfet en Chef et très probablement déjà Mangemort.

Le blond défait le sort et un silence tendu s’installe. Il n’est rompu que par l’arrivée d’un Regulus essoufflé, une fiole emplie de petites pierres brunâtres dans la main droite.
Lucius s’en saisit, l’ouvre et saisit délicatement l’un des bézoard, et le présente à l’animal. Celui-ci le renifle, méfiant puis l’attrape et l’avale. La tentation de mordre la main est forte mais le risque trop important.

L’effet est quasiment immédiat, et quelques instants plus tard, le chien est de nouveau sur pied. Regulus semble vouloir passer à la raison de leur rendez-vous quand Lucius l’arrête d’un geste.
-Attends-moi un instant, je raccompagne notre invité.





A SUIVRE


Vous souhaitez vous lancer et apporter votre pierre à l'édifice ? 

N'hésitez pas et rendez vous à la suite du dernier drabble de l'histoire : ici

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