felisoph (felisoph) wrote in autour_de_rab,
felisoph
felisoph
autour_de_rab

L'arbre à drabbles : Première bouture [Terminée]

Afin de faciliter la lecture et de faire naitre des envies de nouveaux bourgeons, vous trouverez ci-dessous la compilation d'une première histoire issue du défi "l'Arbre à drabble dont vous êtes le jardinier".

Cette entrée a été mise à jour à chaque ajout d'un nouveau drabble par vos GO modos préférées.
L'histoire est désormais terminée.

En revanche, vos commentaires, fleurs, bonbons, offrades voire suggestions concernant l'histoire sont plus que bienvenus dans les commentaires de cette entrée.

Si vous avez participé à la rédaction de cette histoire, n'hésitez pas à tracker ce post pour recevoir les commentaires de vos gentils lecteurs !


Défi : L'arbre à drabble dont vous êtes le jardinier
Auteurs (dans l'ordre) : ys_melmoth, taraxacumoff, ys_melmoth, felisoph, tama_abi, felisoph, ally_ashes, tama_abi,
Deux fins alternatives : ys_melmoth, tama_abi
Disclaimer  : Les personnages appartiennent à l'heureuse JKR. Les situations et les péripéties appartiennent aux auteurs respectifs
Rating  : G
Personnages : Regulus, un grand chien noir
Longueur : 9 drabbles


Ce couloir est d’une longueur absurde –quasi inhumaine, à l’échelle de cette trop vaste école.

Regulus avance sans un bruit, nimbé d’un silencio qui étouffe le claquement froid des chaussures sur la pierre, le bruissement de sa cape aussi noire que l’ombre dans laquelle il se faufile… jusqu’aux battements de son cœur qui semblent résonner follement à ses propres oreilles malgré tous ses efforts de maîtrise.

 Ses doigts le conduisent, frôlant le mur, suivant les aspérités de la pierre, comptant les portes de bois sculpté. Il y est presque…

Puis soudain, un bruit de course, juste derrière lui, l’immobilise.

Quelqu’un, à cette heure là, veut dire un Professeur qui n’arrive pas à dormir.
Ou pire : son frère et sa bande de hooligans gryffondors.
Etre pris par un enseignant est une chose, être surpris par son frère dans ce qui doit être sa revanche éclatante est impossible. Regulus saisit la poignée et se glisse rapidement hors du couloir. Il colle l’oreille au bois, satisfait d’entendre les pas le dépasser, décroitre, s’en aller.
Un léger bruit plaintif lui fait cependant tourner la tête, et un hoquet de stupéfaction lui échappe, quand il découvre qu’il n’est pas seul dans la pièce…

*

Quelques mètres plus loin, ses yeux brillant d'un éclat presque inquiétant dans la pénombre, un grand chien noir le regarde.
Immobile, ni amical ni hostile, comme dans l'expectative. Comme conscient de l'incongruité de sa présence, dans cette école, ici et à cette heure.

Regulus hésite un instant... secoue la tête : sa vengeance l'attend, il n'a pas de temps à perdre.
Il s'apprête à repartir lorsque la grosse tête noire s'incline, sur un nouveau gémissement. Clairement douloureux.
A bien y regarder, la position du cabot est bizarre, sa patte avant droite formant un angle improbable avec le reste de son corps...

*

Il n'est pas un grand amoureux des bêtes : les cours des Soins aux Créatures Magiques l'ennuient : pas assez noble comme discipline. Mais cette bestiole a quelque chose de... Le terme qui surgit est "familier"... Ridicule.

Sa voix résonne dans la pièce vide tandis qu'il s'approche de l'animal :
"Je ne peux rien faire ! Il faudrait que je t'emmène voir un prof mais ça révèlerait ma présence. Et ça, c'est hors de question. Tu as une bonne tête, Vieux, mais c'est non."

Regulus se redresse. Le chien pose la tête sur ses pattes et pousse un grand soupir résigné.

*

Quoiqu'un peu gêné (gêné ? à cause d'un chien ? Quelle idée !) par cette réaction si... humaine, Regulus retourne vers la porte, colle son oreille au montant de bois et, une demi-minute plus tard, se décide à l'ouvrir avec toutes les précautions du monde.

Il jette un dernier coup d'oeil à l'animal puis s'engouffre à nouveau dans le couloir sombre. Sa lettre ne peut pas attendre.

Mais le regard un peu jaune, comme empli d'un "de toute façon, je n'attendais rien de plus de ta part", lui reste sur le cœur. Il y retournerait après la volière... peut-être.

*

Il file, silencieux et rapide. Il ne peut s’empêcher de s’interroger sur la présence du canidé dans cette pièce. Comment a-t-il pu entrer ? A qui appartient-il ? Est-il gravement blessé ? Il finit par secoué la tête, agacé de ne pas réussir à reléguer cette rencontrer fortuite au fond de sa tête. Il parvient enfin à la volière. Sa main se crispe sur le parchemin glissé dans sa poche. Il hésite. Doit-il livrer ces informations patiemment glanées dans la bibliothèque de Poudlard, tous ces secrets révélés dont il sait trop bien l’usage qu’on pourrait en faire. Tous ces plans des souterrains, ces portes dérobées, ces mots de passe… Il soupire et s’appuie sur un perchoir. Il tire les notes froissées, les lisse du plat de la main, longuement, machinalement. Un hibou vient se poser à côté de lui et tend sa patte. Il le chasse d’un geste, refusant de se laisser forcer la main pour ce dernier pas… S’il envoie ces données, son destin est scellé. S’il ne les transmet pas, son destin est également scellé. Il n’a plus le choix.

*

Au moment où sa main s’apprête à toucher un hibou aux plumes noires qui lui paraît destiné à cette mission, un hurlement retentit, tout près. Les oiseaux paniqués s’envolent dans un nuage de plume et de poussière. Le destin semble avoir choisi pour lui en prenant la forme d’un chien aux allures de sinistros.

Il se retourne vers l’animal qui semble plus que jamais mal en point. Des traces de sang maculent le sol et l’escalier. Quelques gouttes tombent de sa patte lorsqu’il s’avance en boitant. La bête le fixe. Pourtant il n’a pas peur. Ce regard… Il le connaît.

*

Hésitant, Regulus s’approche de l’animal, captivé par son regard. S’accroupissant à moitié, il tend une main un peu tremblante dans sa direction, mais le chien en fait fi et avance encore pour, d’un mouvement de tête, faire tomber la lettre de son autre main, dans le tapis de fientes et de plumes qui recouvre le sol de la volière.

Comme si ce geste venait de lui confirmer l’identité de ce qui n’est maintenant plus qu’un tas de fourrure noir gémissant de douleur, Regulus glisse sa main dans le cou soyeux en appelant doucement…
« Sirius ? »
Le regard que lui renvoie l’animal vaut toutes les réponses du monde et Regulus déplie ses jambes un peu maigres avant de sortir sa baguette.
« Ne t’inquiète pas frérot, je vais m’occuper de toi »

La lettre, oubliée, essaie, par dépi, de se cacher derrière une pelote de rejection.

*


FIN N°1
Un aboiement douloureux... et Regulus se réveille en sursaut. La nuit est encore épaisse autour des rideaux de son lit, le silence à peine troublé d’un léger ronflement.

Dans son esprit, le rêve tourne encore en méandres lents et brumeux, l’imprégnant d’un mélange de malaise et d’absurde. Son frère, un grand chien noir – quel cliché tordu – surmontant toute douleur pour l’empêcher de chuter, et lui-même abandonnant sa revanche pour s’occuper de lui…

Un petit rire amer s’échappe de sa gorge, dans l’ombre. Un petit rire qui ressemble vaguement à un sanglot.

Les papiers sont là, juste sous son matelas, bien pliés et scellés sous l’apparence d’une lettre banale. Il les enverra demain, à l’heure du courrier. A l’heure où l’envoi aura le plus de chances de passer inaperçu.
Et aucun chien noir blessé, aucun frère ne viendra se dresser sur sa route, le raccrocher au passage sur ces deux rails parfaitement huilés, qui lui semblent parfois mener droit au précipice.

FIN.



*

FIN N°2
Un sort. Une lumière bleue englobe l’animal qui se transforme doucement en un Sirius au bras cassé qui, avant même de pouvoir faire un geste, se retrouve immobilisé d’un Stupéfix.

Sans lui jeter un regard de plus, Regulus ramasse la lettre, la nettoie d'un sort, la décachette, conjure une plume et écrit vivement de son écriture nerveuse :
PS : Sirius Black est un Animagus, un chien noir, type Sinistros.

Quelques instants plus tard, sa chouette hulotte s’envole, et le jeune homme se retourne vers son frère, levant à nouveau sa baguette.
« Oubliette »

Le lendemain matin, Sirius Black se réveilla sur un lit de l’infirmerie, complètement perdu. Madame Pomfresh lui expliqua qu’elle l’avait retrouvé devant sa porte, inconscient et le bras cassé, et le Maraudeur fut bien incapable de lui fournir la moindre explication.
« Vous avez dû recevoir un choc sur la tête, c’est normal » le rassura l’infirmière.
Le jeune homme acquiesça.
« Dites, je peux sortir ? »

FIN




***************



Ce défi est maintenant clos. Merci à tous les auteurs pour leur participation
 

Tags: auteur : ally_ashes, auteur : felisoph, auteur : tama_abi, auteur : taraxacumoff, auteur : ys_melmoth, défi : arbre à drabbles suite txt
Subscribe

  • Le vaillant petit parapluie.

    Le vaillant petit parapluie Prompt 12 : Fabian Prewett : Pluie battante et parapluie bleu Disclaimer : Tout à JKR Rating : PG Nombre de…

  • Hors défi

    Titre : Mort et Happy end…. Rating : PG Personnages Neville et Regulus, surtout. Quelques apparitions de Severus, de Théodore…

  • Merci, Bella. Défi: fragments

    Titre …Merci, Bella Personnages/Pairing: Regulus Black, Bellatrix Black, Franck Londubat, Sirius Black, James Potter… mais bon,…

  • Post a new comment

    Error

    Anonymous comments are disabled in this journal

    default userpic

    Your IP address will be recorded 

  • 0 comments